La Technique Alexander et le danseur

L’idéal du danseur chez qui pensée et mouvement ne font qu’un, aussi bien dans la vie courante qu’au cours des représentations est un mythe rarement incarné. En réalité, la grâce et la perfection du mouvement est obtenue au prix d’une discipline rigoureuse et elle n’est que passagère, si jamais atteinte pour beaucoup.

Le corps du danseur est probablement celui qui est le plus soumis aux contraintes physiques parmi les artistes du corps car c’est lui, plus que tout autre, qui cherche à en explorer le potentiel et les limites, souvent en payant le prix fort.

Les danseurs qui ont rencontré la Technique Alexander et qui ont accepté de faire l’effort de comprendre et d’appliquer ses principes en tirent de nombreux bénéfices. Ils développent une meilleure résistance aux exigences excessives auxquelles il sont soumis.

Le danseur est souvent amené à la Technique après un traumatisme ou insatisfait de ses progrès. Le travail sur le rapport entre la pensée et le mouvement qui lui est offert lui apprend à décompresser la colonne vertébrale et à libérer le potentiel d’énergie qu’elle recèle. La colonne allongée transmet sa force et sa flexibilité à tout le corps qui peut librement s’élever vers le haut et amortir sans heurt le retour au sol, puis repartir dans toute autre direction tel un ressort naturel.

Le danseur réalise que le chemin vers plus de légèreté et de mobilité ne passe pas obligatoirement par la torture et qu’une pensée dirigeant correctement le travail musculaire peut être plus efficace.

Cette pensée dans le mouvement permet de retrouver un équilibre exempt de tensions inutiles, non forcé, créant des mouvements qui se font naturellement à partir du centre de gravité.

L’élargissement de la conscience pendant le mouvement permet au danseur d’avoir plus de temps à sa disposition. Suffisamment de temps pour ressentir ses émotions, entendre la musique et éprouver le plaisir de danser.


Alexander Technique Brussels

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